Cette résolution, adoptée à la majorité des deux tiers et transmise à tous les États membres l’année passée, démontre que la Hongrie représente une sorte de menace « systémique » pour l’UE aux yeux des élites européennes. En effet, le seul pays où le désir populaire d’adhérer à la zone euro est encore plus vigoureux est la Roumanie avec 69% des sondés favorables, un chiffre qui est aussi en hausse par rapport à la période allant de 2009 à 2018 39. Rapport de convergence de la BCE, mai 2010. LA SEMAINE PROCHAINE: Rendez-vous politiques dans la zone euro et étape clé pour EADS 06/12/2013 à 18h30 Mis à jour le 06/12/2013 à 18h45 Commenter. « Articles 140 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne », 2012, pages 108-110 dans Journal officiel de l’Union européenne : « Comprendre les politiques de l’Union européenne : Union économique et monétaire et l’euro », 2015 dans, « L’élargissement de l’Union européenne », 2018 dans, « La monnaie unique : problème ou solution de la zone euro ? » dans Radio România Internaţional : https://bit.ly/2O7Vr5z. Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén, La politique de l’élargissement de la zone euro est parmi celles qui ont connu, initialement, le plus de succès quant au projet européen, à l’instar de la politique de l’élargissement de l’Union, la politique agricole commune (PAC), le marché unique ou l’espace Schengen. Lituanie : entrée prochaine du pays dans la zone euro en replay - 5 juin 2014. La monnaie du Royaume-Uni est actuellement la livre sterling. Tous les États membres, à l'exception du Danemark qui bénéficie d'une option de retrait, se sont engagés à adopter l'euro comme monnaie unique lorsqu'ils rempliront les critères de convergence. Valeurs de mai 2010 de la Bulgarie, de la Tchéquie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Hongrie, de la Pologne, de la Roumanie et de la Suède. I) Tableau des principaux indicateurs de convergence économique des pays censés adopter l’euro. Il faut, par ailleurs, souligner que la frilosité du peuple polonais est aussi un facteur considérable car l’opinion publique ne soutient pas généralement l’adoption de la monnaie commune. « Comprendre les politiques de l’Union européenne : Union économique et monétaire et l’euro », 2015 dans Office des publications de l’Union européenne : http://europa.eu/pol/index_fr.htm. Mais la BCE a fait pression sur la Bulgarie pour quitter l'UEM, car cette première ne saurait pas comment faire entrer un pays de l'UEM dans la zone euro. Si l’on pousse notre analyse un peu plus loin, nous pourrions constater que les élites politiques en Pologne ont d’autres chats à fouetter en ce moment (bouleversements politiques internes et combats entre le PiS et l’opposition libérale, procédure d’infraction de la Commission concernant la loi polonaise sur l’indépendance de la Cour suprême, etc.) Source AFP L’extension de cette synthèse ne permet pas, malheureusement, d’aborder la totalité des enjeux spécifiques à chacun de ces États post socialistes, mais nous allons approfondir sur deux aspects que nous jugeons pertinents : l’état de préparation pour compléter la troisième, et dernière, étape dans l’intégration de l’UME, d’un côté, et la vision de la zone euro sous le prisme de ces États, d’un autre. Un obstacle supplémentaire pour l’État roumain concerne le manque de durabilité des indicateurs macroéconomiques. Autres Etats utilisant l'euro. En revanche, il est assez curieux de constater que l’appui des sondés hongrois à la monnaie commune est, toutefois, élevé (59% seraient favorable en 2018, ce qui comporte une augmentation de soutien par rapport aux années précédentes, En effet, le seul pays où le désir populaire d’adhérer à la zone euro est encore plus vigoureux est la, avec 69% des sondés favorables, un chiffre qui est aussi en hausse par rapport à la période allant de 2009 à 2018, aussi le plus réticent à l’adoption de l’euro. La procédure d'adhésion de l'Islande à l'Union européenne a officiellement commencé, mais l'Islande rétractait et gelait sa candidature peu après. Enfin, surtout parmi les pays baltes. La crise économique a aussi ouvert un autre débat : les îles Féroé, un territoire danois autonome en dehors de l'UE, déclare vouloir adopter l'euro, comme d'autres pays ne faisant pas partie de l'UE. Le Danemark a rattaché sa couronne (DKK) à l'euro (1 € = 7,460 38 DKK ± 2,25 %) et la couronne demeure dans le MCE. Être membre de l'UEM est considéré comme une étape pour rejoindre la zone euro. « Comment la gouvernance de la zone euro creuse les écarts de richesses entre pays européens », 2018 dans Le Vent Se Lève : https://bit.ly/2YdH3NG. Déficits: la France sera la lanterne rouge de la zone euro l'an prochain selon Bruxelles. Le premier élargissement s'est fait avec la Grèce le 1er janvier 2001, avant que l'euro n'entre réellement en circulation en 2002 mais après sa création officielle en 1999. 25 Rapport de la BCE sur la convergence, mai 2018 : https://bit.ly/2u6a8wN. (Easybourse.com) Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, les yeux étaient rivés sur l'Espagne, et dans une moindre mesure sur l'Italie. Or, si l’opinion publique et les élites y sont polarisées sur la question de l’euro et la balance penche pour l’instant en faveur des opposants à la monnaie commune, gardons à l’esprit qu’aucune perception n’est permanente. Nous pouvons ajouter que l’euro est aussi une monnaie dite « pratique » pour les citoyens communautaires qui peuvent voyager dans les 19 pays de la zone sans subir les taux de conversion. Or, si l’opinion publique et les élites y sont polarisées sur la question de l’euro et la balance penche pour l’instant en faveur des opposants à la monnaie commune, gardons. 37 Rapport de la BCE sur la convergence, mai 2018 : https://bit.ly/2u6a8wN. C’est notamment surprenant d’observer les Pays baltes adopter la monnaie commune juste après la crise de la dette souveraine, et cela malgré les exigeants critères d’adhésion et considérables lacunes de la zone euro que nous aborderons ultérieurement. BOSSUAT, Gérard, 2012. Renforcer la résilience de la zone euro avant la prochaine récession. Malheureusement, les tensions mondiales, entre les guerres commerciales et le Brexit, ainsi que la situation économique de la zone euro, ne nous permettent pas d’attendre. Le gouvernement français a exigé que ces trois territoires se déclarent en faveur de l'adoption de l'euro. « La Roumanie veut adopter l’euro d’ici 2024 », 2018 dans Le Devoir : https://bit.ly/2HGovzJ. En juin 2013, la Commission recommande également la Lettonie, qui devient membre le 1er janvier 2014 puis la Lituanie qui intègre la zone euro en 2015. « Articles 140 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne », 2012, pages 108-110 dans Journal officiel de l’Union européenne : https://bit.ly/2Om54h6. Ce qui est clair aujourd’hui c’est que les temps où Donald Tusk (actuel président du Conseil européen et Premier ministre polonais entre 2007 et 2014) promettait de rejoindre la zone euro à l’horizon 2020 sont bien loin. « La Roumanie se voit adopter l’euro dans cinq ans », 2017 dans La Tribune : https://bit.ly/2CsDk5z. D'abord la Slovénie remplace son tolar par l'euro le 1er janvier 2007. Certains d’entre nous le voient d’un bon œil, d’autres pas. De facto, le régime de ces territoires est proche de celui que l'Andorre avait vis-à-vis de l'euro avant la signature d'accord avec l'Union européenne le 30 juin 2011. Le sondage d’Eurobaromètre est plus optimiste quant au pourcentage des sondés favorables à l’euro (entre 43 et 48% en faveur et entre 50 et 55% contre 30), mais le désenchantement des Polonais face aux promesses de l’euro est bel et bien une réalité. Les membres suivants ont accédé au MCE II, dans lequel ils doivent rester au minimum deux ans avant de pouvoir adopter l'euro. 26 « Article 227 de la Constitution polonaise » dans Digithèque MJP : http://mjp.univ-perp.fr/mjp.htm. Or, c’est la convergence juridique qui constitue une véritable pierre d’achoppement pour la Pologne, même s’il est vrai que ce problème est aussi présent dans une moindre mesure chez les autres États censés rejoindre la zone euro. Ayant rappelé les principaux enjeux de la zone euro pour les pays censés y adhérer, nous voudrions remarquer aussi que tout élargissement économique et politique a en théorie vocation de susciter un effet domino positif s’il est bien géré et si l’intégration à l’interne est réussie, pouvant aller, de ce fait, jusqu’à l’intégration d’un maximum d’acteurs dans le même réseau (théorie de Lipsey et Smith 2011 : 117). La seule remarque forte contre la capacité de la Croatie à rejoindre la zone euro est que « la législation croate ne respecte pas l’intégralité des exigences requises en matière d’indépendance de la banque centrale », ce qui paraît très modeste comme observation par rapport aux critiques que la BCE adresse aux autres pays 23. La zone euro, les prochains pays émergents? Cependant, 56 % des Suédois ont voté contre l'adoption de l'euro lors d'un deuxième référendum le 14 septembre 2003. 40 « À quand la monnaie unique en Roumanie ? Chypre pourrait très probablement être amenée à réclamer un soutien financier aux responsables de la zone euro pour venir en appuie à son système bancaire endommagé par la crise que connait le secteur bancaire grec. Nonobstant, en ce qui concerne les critères de convergence, la Croatie a réalisé des progrès énormes et le seul défi qui lui reste à surmonter, outre la participation au MCE II, est la dette publique (73,7%), qui n’est toutefois plus considérée comme « excessive » depuis 2018 car elle ne s’éloigne autant de la moyenne de la zone euro et a beaucoup diminué au cours de la décennie précédente 22. Le déficit public ne peut pas être supérieur à 3 % du PIB. Lagarde (FMI) : "La zone euro n'est pas assez préparée pour la prochaine crise" Par La Provence avec AFP . «La Bulgarie sera le prochain membre de la zone euro.» France. La Tchéquie doit, selon le traité d'Athènes, adopter l'euro, même si cela n'est pas prévu pour tout de suite. Elles doivent rivaliser l’axe rhénan tout en subissant les effets de la crise financière ainsi que ceux de la transition économique qui n’est toujours pas achevée, De ces deux défauts de gouvernance techniques, découle un troisième. Faire partie de la zone euro comporte, sans aucun doute, les avantages de bénéficier de la stabilité des prix et taux d’intérêts puisque c’est la BCE qui dirige, pour la plupart, la politique monétaire de la zone visant à contrôler notamment le taux d’inflation qu’elle fixe autour de 2%. Or, il n’est pas sans intérêt de remarquer que « The potency of a currency is epitomised in economic growth, reformed production structure, increased productivity and continuous adjustment to economic challenges and opportunities (…) The “real” economic situation of a country is more important than its macro indicators » 14. La Slovénie pourrait être, après Chypre, le prochain maillon faible de la zone euro. Zone euro. Certains d’entre nous le voient d’un bon œil, d’autres pas. C’est en effet dans ce contexte que se pose aujourd’hui de nouveau la question sur l’appartenance à la zone euro, ce qui est notamment pertinent pour les États de l’UE qui n’ont pas encore adopté la monnaie commune, mais qui sont légalement contraints à le faire une fois que les critères de convergences réunis 2. La France met en garde le prochain gouvernement italien. 35 Résolution adoptée pour la première fois dans l’histoire de l’UE à un pays de l’Union à la suite d’un « risque clair de violation grave par la Hongrie des valeurs européennes », conformément à l’article 7 du traité européen : https://bit.ly/2ObDuTx. Ensuite, une deuxième grille d’analyse concernant les enjeux de l’euro du point de vue des États qui ne font pas partie de cette zone paraît indispensable pour avoir une vision complète. Ainsi, même si l’adoption de la monnaie commune devrait relever du domaine économique, la réalité montre que ce choix est toujours hautement influencé par la conjoncture politique à l’intérieur du pays en question, mais encore plus par le rapport des États membres du bloc vis-à-vis, pays cible et vice-versa. Après l'annonce du plan d'aide à l'Espagne, la péninsule craint d'être de nouveau prise pour cible par les investisseurs. Enfin, le dernier pays, la Tchéquie, est aussi le plus réticent à l’adoption de l’euro. N’ayant pas le contrôle de leur politique monétaire et ne pouvant pas, ce faisant, dévaluer leur monnaie afin de relancer les exportations et augmenter la compétitivité de leurs économies, ils, recours aux « dévaluations internes » (euphémisme désignant les sévères réductions des salaires), phénomène qui a pris de l’ampleur notamment en Europe du Sud et est devenue, plus récemment, une source de préoccupation considérable en Italie, Or, il n’est pas sans intérêt de remarquer que « The potency of a currency is epitomised in economic growth, reformed production structure, increased productivity and continuous adjustment to economic challenges and opportunities (…) The “real” economic situation of a country is more important than its macro indicators », L’extension de cette synthèse ne permet pas, malheureusement, d’aborder la totalité des enjeux spécifiques à chacun de ces États post socialistes, mais nous allons approfondir sur deux aspects que nous jugeons pertinents : l’état de préparation pour compléter la troisième, et dernière, étape dans l’intégration de l’UME, d’un côté, et la vision de la zone euro sous le prisme de ces États, d’un autre. esprit qu’aucune perception n’est permanente. Cette motivation semble particulièrement sensée dans le cas de la Roumanie, qui reste le deuxième pays le plus pauvre de l’UE en termes de PIB (malgré l’une de plus fortes croissances économiques dans l’UE) où plus d’un tiers de sa population se trouve en risque de pauvreté extrême ou d’exclusion sociale 43. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cependant, en septembre 2011, la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie préviennent qu'ils pensaient que la zone euro était une union monétaire et qu'elle pourrait bien finir en une union très différente et plus rapprochée entraînant une convergence fiscale, économique et politique. 3 BBC News dans: https://www.bbc.com/news/av/business-14827834/merkel-if-the-euro-fails-europe-fails. Cette instabilité est attendue aussi dans le déficit et la dette des administrations publiques qui sont en ce moment conformes aux critères de Maastricht, mais risquent d’augmenter disproportionnément dans les années à venir si les mesures budgétaires expansionnistes continuent leur rythme en 2019-2020 45. Même si la Suède n’a pas officiellement refusé d’adhérer à l’euro (elle n’a pas le droit légal de le faire), le gouvernement suédois n’a pas intégré la couronne au mécanisme de taux de change européen (MCE II), condition sine qua non pour remplir les critères de convergences 4. De même, si la monnaie commune est aujourd’hui remise en cause par les élites de l’UE malgré des circonstances historiques véritablement traumatisantes comme la Grande Dépression, l’hyperinflation allemande, la Seconde Guerre mondiale ou la rivalité franco-allemande (rappelées lors du coloque par Ivo Maes, conseiller senior à la Banque Nationale de Belgique) qui ont tous justifié sa création et légitiment en principe ce projet, c’est parce que l’euro n’a pas été à la hauteur des expectatives de l’ensemble des citoyens communautaires. Culture. Le lev bulgare fait partie du MCE II et est rattaché à l'euro depuis le lancement du MCE II (1 EUR = 1,955 83 BGN). Le prochain pays dont nous devons absolument faire mention est la, , qui est la plus grande économie de l’Europe centrale et le seul pays de l’UE à ne pas avoir connu de récession lors de la crise économique, la totalité des critères sauf la participation au MCE II et les taux d’intérêts à long terme arrivant à 3,3%, ce qui est légèrement au-dessus de la valeur de référence de 3,2%. En mai 2007, la Commission européenne fait la même recommandation pour Chypre et Malte, qui adoptent l'euro le 1er janvier 2008. 27 « Article 235 de la Constitution polonaise » dans Digithèque MJP : http://mjp.univ-perp.fr/mjp.htm. Ainsi, on est passé de 11 États membres fondateurs de la zone euro (étant tous membres de l’Union européenne) à 191 en une période relativement courte (1999-2015). Malheureusement, les tensions mondiales, entre les guerres commerciales et le Brexit, ainsi que la situation économique de la zone euro, ne nous permettent pas d’attendre. « Nous faisons l’analyse que le risque d’éclatement de la zone euro est réel. La Bulgarie espérait devenir membre du MCE II en novembre 2009, mais cette date a été repoussée. La Hongrie avait initialement prévu d'adopter l'euro le 1er janvier 2010. Les micro-États européens non-membres de l'Union européenne qui ont signé des accords monétaires avec celle-ci ne sont autorisés qu'à utiliser l'euro et à frapper un nombre limité de pièces de monnaie, ils ne sont donc pas soumis aux critères de convergence car ils ne participent nullement aux décisions de la BCE concernant l'euro. Stations de m Cette dichotomie a été clairement présente dans les discours des deux chefs du gouvernement. 44 « La Roumanie se voit adopter l’euro dans cinq ans » dans La Tribune : https://bit.ly/2CsDk5z. 31 « La Pologne préfère son zloty à l’euro » dans BFM Business : https://bit.ly/2TaP5Df. Un autre pays dont l’adhésion à la zone euro se rend particulièrement difficile est la Hongrie, qui partage d’ailleurs certaines préoccupations avec la Pologne, outre les accusations des élites de la zone euro et de l’UE en général. Or, nous estimons que l’accomplissement de ces critères, et l’éventuelle adoption de la monnaie commune, ne suffisent ni pour garantir, d’un côté, la stabilité et la croissance économique attendues pour le nouveau pays membre ni contribuent forcément au succès de l’ensemble de la zone euro, de l’autre. Or, nous craignons qu’un tel scénario n’est pas malheureusement réalisable pour la zone euro pour autant qu’il n’y ait pas de solidarité universelle et volonté politique de partager les droits et les obligations de manière équitable parmi tous les membres de l’union monétaire. Sur la période 2008-2009, l'inflation était de 10-15 %, le déficit budgétaire de 6,9 % du PIB et la dette publique représentait 400 % du PIB. For more information, please contact us. Ainsi, le Royaume-Uni (censé quitter bientôt l’UE sauf, de dernière minute) et le Danemark ne feront pas partie de notre analyse car les deux sont déjà légalement exemptés d’adopter l’euro. 9. L'Islande a toutefois des problèmes avec les critères de convergence. 18 Flash Eurobarometer 465: https://bit.ly/2Hne3hc. À l'inverse du Royaume-Uni et du Danemark, aucune exemption ne leur a été accordée. États membres qui n'ont pas encore adopté l'euro, candidats, Elle ne doit pas dépasser de plus de 1,5 point celui des trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière d'inflation. En 2010, la crise de la dette de la zone euro engendra un manque d'intérêt de la part des Polonais, avec plus de la moitié de la population opposée à l'euro. Il paraît peu prudent de se précipiter en élargissant la zone euro lorsque les divergences internes et politiques de gouvernances obsolètes persistent dans les 19 États membres, d’autant plus que la plupart des États n’utilisant pas la monnaie commune ne semblent pas être pressés pour remplir les critères de convergences et adopter les réformes nécessaires par des raisons variables. Crise de la zone euro: L'Espagne est-elle le prochain pays sur la liste? 41 « La Roumanie, 20e pays à adopter l’euro ? Nous jugeons ainsi que la BCE, l’Eurogroupe et tous les dirigeants de la zone euro devraient, au plus vite, aborder les défis concernant la monnaie commune par le biais de réformes pertinentes (impliquant notamment davantage de mesures fédérales) avant d’intégrer de nouveaux membres. Actuellement, le plus gros problème qui empêcherait la Tchéquie de rejoindre la zone euro est son vaste déficit budgétaire. Elle le devient le 1er janvier 2007. « La Tchéquie satisfait deux critères pour l’adoption de l’euro », 2018 dans Radio Praha : https://bit.ly/2UC7ACc. Par conséquent, la Tchéquie choisira elle-même quand ses critères d'adhésion à l'euro seront remplis, ce qui se rapproche de très près la situation de la Suède. Nous essayerons d’évaluer la perspective d’adhésion de ces États à la zone euro tenant compte des enjeux qui en découlent, de l’expérience du passé ainsi que de la conjoncture actuelle. En revanche, il est assez curieux de constater que l’appui des sondés hongrois à la monnaie commune est, toutefois, élevé (59% seraient favorable en 2018, ce qui comporte une augmentation de soutien par rapport aux années précédentes 38). Néanmoins, comme a conclu une étude économique de l’ambassade de France à Bucarest, « la pauvreté en Roumanie semble d’avantage fondé sur des retards structurels, notamment dans le domaine de l’éducation et de la santé, plutôt que des mauvaises performances économiques » 44. Le ministre des Affaires étrangères roumain expliquait ainsi en 2017 que son pays était prêt pour adopter la monnaie commune « d’ici à 5 ans »41. La zone euro restera à 19 pays membres dans les prochaines années. Or, il a déclaré plus tard que l’adhésion à la zone euro ne serait pas profitable pour le pays, mais que cela « pourrait s’avérer bénéfique au moment propice » 33, c’est-à-dire lorsque la Pologne aurait clairement plus à gagner qu’à perdre (risquer). Or, ils ont le droit de repousser les critères de convergence pour une période de temps indéfinie, ce qui complique le processus de la mise en place du MCE 5 et de leur intégration dans la zone euro. « Euro et République tchèque » dans Wikipédia : https://bit.ly/2TWcvkb. De ces deux défauts de gouvernance techniques, découle un troisième. La Tchéquie est de fait le pays qui a fixé le plus grand nombre de dates butoirs pour rejoindre la zone euro : 2010, 2012, 2015, 2017 et 2019 48. C'est le cas le 10 juillet 2020, ce qui rend possible son intégration à la zone euro à partir de juillet 2022, si les critères de convergences sont respectés[21]. La zone euro a très légèrement entrouvert le 12 juillet sa porte à la Bulgarie, qui souhaite devenir le prochain pays européen à adopter la monnaie unique, tout en posant cependant des conditions strictes. Elle a un taux moyen d’inflation de 2,2% (contre 1,9% de référence) et ne participe pas au MCE II (aucune date n’est prévue pour commencer cette démarche et le débat sur l’adoption de l’euro est repoussé à 2020), mais c’est surtout le déficit des administrations publiques qui pose problème depuis 2007 car la Hongrie n’a pas réussi à le ramener au-dessous de la valeur de référence et sa dette publique actuelle comporte de fait le 73,3% du PIB 37.